19.04.2008

Benoit XVI à l'ONU

1307841837.jpg  Benoit XVI à l'ONU(18/04/08)
 
        Le Pape Benoit XVI s'est exprimé, hier, à la tribune de l'ONU, en français,voici un extrait.
 
 
 

« "Au nom de la liberté, il doit y avoir une corrélation entre droits et devoirs [...]. Nous pensons ici à la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisés. Tout en reconnaissant les immenses bénéfices que l’humanité peut en tirer, certaines de leurs applications représentent une violation évidente de l’ordre de la création, au point non seulement d’être en contradiction avec le caractère sacré de la vie, mais d’arriver à priver la personne humaine et la famille de leur identité naturelle. [...] Il ne s’agira jamais de devoir choisir entre science et éthique, mais bien plutôt d’adopter une méthode scientifique qui soit véritablement respectueuse des impératifs éthiques. [...]

Les droits de l’homme sont toujours plus présentés comme le langage commun et le substrat éthique des relations internationales. Tout comme leur universalité, leur indivisibilité et leur interdépendance sont autant de garanties de protection de la dignité humaine. Mais il est évident que les droits reconnus et exposés dans la Déclaration s’appliquent à tout homme, cela en vertu de l’origine commune des personnes, qui demeure le point central du dessein créateur de Dieu pour le monde et pour l’histoire. Ces droits trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l’homme et présente dans les diverses cultures et civilisations. Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste [...] Le mérite de la Déclaration universelle a été d’ouvrir à des cultures, à des expressions juridiques et à des modèles institutionnels divers la possibilité de converger autour d’un noyau fondamental de valeurs et donc de droits : mais c’est un effort qui, de nos jours, doit être encore plus soutenu face à des instances qui cherchent à réinterpréter les fondements de la Déclaration et à compromettre son unité interne pour favoriser le passage de la protection de la dignité humaine à la satisfaction de simples intérêts, souvent particuliers. [...]

Les droits de l’homme doivent évidemment inclure le droit à la liberté religieuse, comprise comme l’expression d’une dimension à la fois individuelle et communautaire [...] Il n’est donc pas imaginable que des croyants doivent se priver d’une partie d’eux-mêmes – de leur foi – afin d’être des citoyens actifs. Il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits. [...] La pleine garantie de la liberté religieuse ne peut pas être limitée au libre exercice du culte, mais doit prendre en considération la dimension publique de la religion et donc la possibilité pour les croyants de participer à la construction de l’ordre social. [...]

Ma présence au sein de cette Assemblée [...] manifeste aussi la volonté de l'Eglise catholique d’apporter sa contribution aux relations internationales [...] Cette expérience et cette activité, qui visent à obtenir la liberté pour tout croyant, cherchent aussi à assurer une protection plus grande aux droits de la personne. Ces droits trouvent leur fondement et leur forme dans la nature transcendante de la personne, qui permet aux hommes et aux femmes d’avancer sur le chemin de la foi et de la recherche de Dieu dans ce monde." »

     Discourt complet : http://www.chretiente.info/eglise_catholique.php?page=news&id_syndic_article=12625

 

        Je souhaiterais revenir sur cette phrase qui me paraît primordiale :

« La pleine garantie de la liberté religieuse ne peut pas être limitée au libre exercice du culte, mais doit prendre en considération la dimension publique de la religion et donc la possibilité pour les croyants de participer à la construction de l’ordre social. [...] »

En France, nous avons le droit, et heureusement, de pratiquer librement notre foi. Cependant, nos politiciens, (surtout ceux de gauche) aimerai nous persuader que depuis la loi 1905, de séparation de l'Eglise et de l'Etat, ont ne peux lier catholisisme et politique. Ils aimeraient nous faire croire que à cause de la loi sur la laïcité, la religion ne peut entrer dans les murs de l'Etat. Bien au contraire, je dirais que le facteur religieux est indispensable pour gouverner un pays. Et en particulier la France. Notre pays est historiquement et indéniablement lié de part ses racine à la chrétienneté. Il est abérant qu'un gouvernement censé nous représenter, ne représente pas notre identité véritable. La laïcité est une hypocrisie, la laïcité en france est anti-française!